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Chavarisme à la sauce suisse?

Publié le 16 novembre, 2008 | 1 commentaire
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Une certaine Adrienne nous faisait remarquer, dans mon dernier post, que Suisses et Suissesses vivaient en démocratie directe. Je n’en savait rien. Alors j’ai mis mes gants et je suis allez voir du côté de l’internet de quoi il en retournait exactement. Ce que j’ai compris, c’est qu’il s’agissait en fait d’une démocratie « semi-directe ». Le référendum est un des moyens dont disposent l’Assemblée élue et le peuple pour infléchir voire renverser les décisions de l’Exécutif. En Suisse, on vote 4 ou 5 fois par année, et personne ne semble s’en plaindre. L’article sur le sujet sur Wikipedia est instructif, et je ne veux pas donner tous les détails: http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_de_la_Suisse

Bien sûr, ce n’est pas du chavarisme pur (ha ha ha!). Il y une chambre élue, des partis, etc. Néanmoins, le corps éléctoral peut intervenir directement dans la politique. C’est très bien. Et ça me rappelle, j’ai oublié de mentionner que l’initiative d’une consultation populaire peut également émaner du bas, ce que tout bon chavariste doit s’employer à promouvoir et défendre.

Bref, on remercie Adrienne pour ses lumières. Ce précédent suisse, ce sera un argument béton pour ma campagne « Chavarie pour le chavarisme – 2017 ».

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Commentaires

One Response to “Chavarisme à la sauce suisse?”

  1. Zwingli
    novembre 16th, 2008 @ 17:20

    D’abord, je tiens à dire que me suis déjà acheté une tuque des Nordiques pour appuyer Chavarie et le chavarisme, même 10 ans en avance. Il faut être précurseur. Néanmoins, je me questionne un peu sur la viabilité d’une démocratie complètement directe, même si la démocratie représentative m’emmerde profondément. Si l’on pouvait exiger des référendums par le bas, admettons avec une pétition regroupant 10% de la population, on aurait probablement eu droit à au moins 5 référendums sur la souveraineté à ce jour, avec probablement le même résultat bête. C’est que certaines personnes s’entêtent, surtout quand elles croient avoir raison, ce qui est peut-être vrai, ou peut-être pas, mais qui est généralement emmerdant dans les deux cas. Il y a aussi ces rednecks de l’Ouest qui auraient probablement voulu faire passer l’interdiction de l’avortement, le droit au port d’armes, etc. Plus ça va, plus je me dis que ce n’est pas si mal d’avoir une entité qui chapeaute et va (ou tente d’aller) dans une direction, parfois même contre l’opinion publique, qui est lion d’être toujours éclairée. Mais il y a aussi la ligne de parti, les lobbys, les pots-de-vin, etc. Plus je réfléchis, plus tout m’emmerde. Y aurait-il un moyen terme entre le dirigisme et le populisme? On connaît trop bien les dérives des régimes autoritaires, mais la Grèce antique nous a également donné un bon exemple des dérives d’une démocratie directe et influençable selon l’air du temps. Le terme de démagogie nous vient de cette époque si je ne m’abuse. Imaginez un peu les référendums qu’auraient engendrés la psychose des accommodements raisonnables l’an dernier… Sérieux, je ne sais plus ou me positionner. Je cale ma tuque et j’attendrai patiemment le cri de ralliement des chavaristes, ton heure viendra Simon, et la nôtre aussi.

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