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Mon idéologie

Publié le 21 mai, 2008 | Pas de commentaires
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Je reviens du bas du fleuve, de chez un ami où j’ai pu troquer les tracas de la Cité pour une discussion exhaustive sur la nidification des aigles dans les pylônes électriques, entre autre. Cet ami, Charles-Étienne Monat, est peintre et a ouvert il y a quelques années sa propre galerie au centre du village de Saint-Mathieu-de-Rioux. C’est un peintre qui sait peindre, chose de plus en plus rare, et ses œuvres portent l’espoir d’un art meilleur –ou retrouvé-, quelque part entre les natures mortes à l’aquarelle et les télés empilées qui grichent. Mais le blogue sur l’art, c’est la porte à côté.

Samedi donc, devant le feu et sous la clameur lointaine des coyotes, on a joué à un jeu. Il s’agissait d’énumérer ses idées politiques, et de trouver ensuite l’appellation politique qui les incarne le mieux. Les Français sont très forts à ce jeu, les champions du monde en fait, depuis 1789. J’ai appris dernièrement l’existence d’une mouvance politique se réclamant du maoïsme spontanéiste.

Vers la fin de la soirée, on a déterminé que j’étais un social-nationaliste. On a inversé les deux composantes parce que… enfin, on sait pourquoi. J’étais content, ha ha ha, c’est provocateur mais ça se défend bien. J’adhère sincèrement à la plupart des principes qui définissent le socialisme, tout en me réclamant ouvertement d’un nationalisme qu’on pourrait qualifier d’anticolonialiste, ou de gauche. Puis je reviens à la maison, et vais sur internet voir si j’ai des amis social-nationalistes. Qui je trouve? Les Français, bien sûr, 75 ans en avance, avec Léon Blum qui qualifie de social-nationalisme cette frange du socialisme ayant rejeté l’internationalisme. Je les connais ces types-là, on les appelait aussi néo-socialistes, et certains d’entre eux, comme Marcel Déat, ont fini dans le fascisme. Merde, c’est pas des amis très recommandables. Aujourd’hui, l’appellation semble désigner, toujours en France, la partie de la gauche anti-libérale ayant voté NON au référendum pour l’Europe en 2005. Bon, un peu mieux. De toute façon, je le revendique pour moi-même le social-nationalisme, c’est mon idéologie.

Quant à mon ami, il a fini anarcho-conservateur…

Et vous?

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