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Ce que je lis

Publié le 23 janvier, 2010 | Pas de commentaires
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Faute de vous parler de l’actualité culturelle ou artistique, pourquoi ne pas vous parler de mon actualité. Après tout, ne s’agit-il pas d’un blogue?

Hier je commentais à une amie le poids exagéré de mon sac. Je ne transporte pourtant pas de note de cours, de portable, de livres de bibliothèques, mais que mes lectures quotidiennes. J’ai réussi à lui refiler le Romain Gary que je venais de finir de (re)lire « Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable », allégeant ainsi légèrement mon fardeau.

Outre ce roman, j’avais avec moi un petit recueil de citations de films (200 répliques cultes du cinéma), pour les moments où je n’ai pas la tête à lire et que j’ai malgré tout envie de me divertir.

Aussi, La morale anarchiste, de Kropotkine, qui m’a été retourné cette semaine après une absence de près de deux ans. Je le garde sur moi, car il est court, pas trop lourd (illusion, c’est l’accumulation de livres pas trop lourds qui finissent par charger l’esprit) et en plus je ne me souviens à peine de son contenu.

Évidemment, je l’ai déjà écrit, j’ai un Philippe Djian, parce que j’en ai toujours un sur moi. En ce moment, c’est Doggy Bag, saison 1. Cette œuvre de Djian a pour moi une histoire chargée. J’ai commencé par recevoir en cadeau les deux premiers tomes en grand format lorsqu’ils sont sortis, mais à cette époque je lisais peu et n’était pas attiré par le style utilisé par mon auteur favori. À force de les voir dans ma bibliothèque, quelqu’un a décidé – sans me le demander préalablement – de me les emprunter et de les lire. Du coup, j’étais fâché envers ces livres et les lui ai donnés. L’année suivante, cette même personne me les offrait au format poche. Je lus, mais n’aimai point. Donc, à mon tour, dans un moment de disette, je les offris. Je viens, à Noël, de recevoir les trois premiers tomes en coffret et là, tenez-vous bien, j’aime bien et je conserve mes exemplaires!

Finalement, le dernier livre que je transporte est le Dictionnaire égoïste de la littérature française. Derrière ce titre un peu ronfleur, se cache un bijou de littérature. Imaginez un dictionnaire où enfin l’auteur donne son opinion. Il aime Proust, mais pas pour les raisons données normalement, il n’aime pas Sartre, alors fi de la renommée! Tout à fait délicieux, quoiqu’encombrant (près de 1200 pages). M’a été donné par une libraire pour qui j’avais, jadis, été le premier libraire.

Je n’ai pas envie d’épurer mon fardeau. Parce qu’en fait, c’est un manuscrit en correction qui est le plus lourd et que je traine aussi mon Devoir, quelques cahiers pour écrire, quelques crayons.

C’est peut-être ça, le poids de la culture.

  • Doggy bag saison 1, Philippe Djian, 10/18 #4006
  • La morale anarchiste, Pierre Kropotkine, Mille et une nuits#447
  • 200 répliques cultes du cinéma, Vincent Mirabel, First
  • Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig, Livre de poche #31202
  • Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, Romain Gary, Folio # 1048

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