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Élémentaire mon cher…

Publié le 25 janvier, 2010 | Pas de commentaires
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Revisiter un mythe est chose difficile. Réinventer un mythe, l’actualiser sans pour autant le dénaturer, tient de l’exploit. Je n’ai pas le choix aujourd’hui que d’avouer que la dernière mouture de Sherlock Holmes est de cette dernière catégorie.

Comme beaucoup de ma génération, j’ai connu le personnage via une adaptation en dessins animés. Sherlock était alors un chien. Je ne me souviens pas s’il fumait (si oui, quel exemple pour notre jeunesse), mais je me souviens qu’il avait ce chapeau ridicule et cet imperméable (manteau) si caractéristique au personnage. Moriarty était habillé de blanc et nous aimions le détester tant il était méchant.

Puis, jeune adulte, vieil adolescent, j’ai mis la main sur « Le chien des Baskerville » et je suis tombé sur le charme. Peu après, je me suis trouvé l’intégrale de ses aventures (que j’ai toujours) que j’ai dévoré et adoré. J’admirais la logique, le personnage un peu tordu et cet intangible je-ne-sais-quoi qui lui permettait de naviguer sans cesse à la limite de l’antipathique.

J’ai regardé avec délice la dernière adaptation de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr dans le rôle principal. Il faut savoir, tout d’abord, que ce film n’est pas directement inspiré de l’œuvre (géniale, dois-je le répéter?) de Sir Arthur Conan Doyle, mais du comic book de Lionel Wigram. Nous ne nous en formaliserons pas, puisque tous les personnages importants y sont : Watson, Mme Hudson (quoiqu’effacée), Lestrade, Moriarty (juste assez pour nous faire deviner une suite) et Irène Adler.

Nouvelle garde-robe, pas de chapeau ridicule, sens de l’humour plutôt aiguisé, plus aimable qu’il ne devrait, absence de cocaïne (remplacée par diverses substances non nommées) et Sherlock ne se sert pas d’un archet pour jouer du violon, mais se contente de pizzicatos. Sherlock réinventé, mais simplement pour lui redonner un style à cheval sur l’époque où il évolue et la nôtre.

Parlant d’époque, Londres de l’époque victorienne n’a peut-être jamais été aussi justement rendu. Sans nécessairement tomber dans la folie de l’exactitude historique (je ne suis pas un expert, alors je n’ose me prononcer), le décor supporte merveilleusement l’histoire.

Bref, sans être un film de génie, sans même être un grand film, il s’agit d’un film que les amateurs (pas trop obtus) aimeront tout comme les néophytes.

Le plus beau de l’histoire?

L’œuvre originale est gratuite.

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À lire (Faites une recherche par auteur Doyle, Arthur Conan)

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