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Regards sur la Saint-Jean-Baptiste

Publié le 15 juin, 2008 | 6 commentaires
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La fête de la Saint-Jean-Baptiste constitue chaque année un moment privilégié de la vie collective au Québec. Marquée par plusieurs célébrations allant des méga-spectacles aux fêtes de quartier en passant par le traditionnel défilé, la fête nationale mobilise de plusieurs façons l’espace public. Le jour de la Saint-Jean, le Québec se célèbre mais se réfléchit également, laissant voir les tensions et les contradictions d’une identité collective toujours inquiète de son avenir.

Fleur de lys
Beatrice Murch, Fleur de lys, 2006
Certains droits réservés.

Parler de la fête de la Saint-Jean-Baptiste, au Québec, c’est invoquer un ensemble de manifestations et de symboles qui ramènent chacun à sa propre expérience. Il y a plusieurs façons de fêter, dans les grands rassemblements ou encore autour d’un feu de camp entre amis, tout comme il existe plusieurs visions de ce que peut représenter le Québec. De même, si la Saint-Jean-Baptiste est bel et bien la fête nationale des Québécois, elle ne leur est pas exclusive mais est plutôt fêtée en de nombreux endroits, à commencer par les autres communautés francophones d’Amérique du Nord.

De fait, quelle signification peut bien avoir cette fête qui comporte des visages aussi différents que les cérémonies officielles telles le Bal en Blanc et les grands spectacles souvent marqués par d’excessives beuveries? Réfléchir la Saint-Jean dans son continuum historique permet d’en restituer la profondeur et, surtout, le lien intime qu’elle entretient avec l’histoire politique du Québec. À la veille des principales cérémonies entourant le 400e anniversaire de la fondation de Québec, une telle démarche éclaire non seulement le passé, mais aussi le présent.

Des origines aux Patriotes

Les origines de la Saint-Jean-Baptiste remontent à l’Antiquité et relèvent des cultes agraires et solaires entourant le solstice d’été. C’est de cette époque que vient la coutume des feux, symbole de la puissance fertilisante du soleil et le plus ancien de la fête1.

Comme plusieurs fêtes païennes, elle fut plus tard christianisée, s’adjoignant la figure de Jean le Baptiste. Ce dernier, cousin de Jésus, fit lui-même œuvre de prophète, annonçant la venue du Christ et menant un mouvement de conversion caractérisé par le baptême par immersion. Il devait d’ailleurs baptiser Jésus lui-même, marquant de la sorte le début de son ministère. Dans la cosmogonie chrétienne, la fête de la Saint-Jean-Baptiste, qui marque le jour le plus long de l’année, annonce donc la fête de Noël, jour de la naissance du Messie, lumière du monde triomphant des ténèbres marquant alors le solstice d’hiver.

La fête perdura ainsi en Europe, où elle est encore fêtée de nos jours, marquée de nombreuses coutumes populaires dont les feux de joie, censés fertiliser les champs ainsi que les jeunes couples qui sautaient par-dessus main dans la main dans l’espoir d’avoir rapidement des enfants.

C’est dans ce contexte que la fête fut importée en Amérique par les colons français, qui la fêtèrent pour la première fois sur les côtes de Terre-Neuve en 1606. Intégrée aux coutumes de la jeune colonie, la Saint-Jean fut davantage marquée par ses coutumes populaires que par une dévotion prononcée2. Une de ces coutumes, sans doute l’une des plus marquantes, touchait aux vertus curatives de l’eau, particulièrement celle du fleuve Saint-Laurent. Ainsi, alors qu’il était vu comme malsain de se baigner dans un cours d’eau avant la Saint-Jean, la fête marquait le début de la saison propice aux bains, le fait de se baigner le jour même étant censé guérir plusieurs maux.

La fête conserva cette forme jusqu’à l’époque des Patriotes, qui se l’approprièrent alors pour en faire la fête patronale des Canadiens3. C’est Ludger Duvernay, un sympathisant patriote qui dirigeait le journal La Minerve, qui posa le geste fondateur en organisant un banquet pour la Saint-Jean de 1834, invitant bon nombre de notables nationalistes. Les raisons de ce choix restent encore quelque peu nébuleuses sinon anecdotiques. On invoque ainsi parfois le grand nombre de garçons prénommés Jean-Baptiste, au point où ce prénom était utilisé pour faire référence aux habitants (comme Patrick pour les Irlandais). D’autre part, il est également probable que les notables patriotes aient voulu faire un pied-de-nez à la loge maçonnique orangiste dirigée par John Molson fils, et qui tenait également un banquet le jour de la Saint-Jean, le caractère solaire de la fête participant de l’imagerie franc-maçonne.

La Saint-Jean et le Québec

L’appropriation de saint Jean-Baptiste par les nationalistes patriotes participa alors du mouvement même de la construction du champ politique moderne au Bas-Canada. Alors que des institutions représentatives et un espace public avaient déjà été mis en place, ne restait que la sacralisation d’une entité collective – la nation, le peuple4 – par le biais de son association avec une figure religieuse qui en légitime les aspirations. De ce fait, la captation de la sacralité religieuse par la sphère politique s’avérait une étape cruciale de l’édification d’une transcendance ancrée dans la vie collective et s’actualisant à travers des idéologies5. L’idée était ici de créer un symbole suscitant l’attachement et le consensus en vue de véhiculer une vision du monde orientant l’agir.

Ces banquets sont ainsi des occasions d’intense production de discours et de symboles patriotiques. C’est à ce moment que la feuille d’érable et le castor sont adoptés comme emblèmes nationaux. L’intensité du nationalisme qui gouverne ces rassemblements crée rapidement un effet d’entraînement, mais également des dissensions. Alors que des banquets se tiennent dans plusieurs villages avoisinant Montréal, un banquet parallèle est organisé par des notables plus modérés que les sympathisants patriotes organisés autour de Duvernay6.

Les Rébellions et l’exil qui s’ensuit pour de nombreux patriotes mettent un terme aux célébrations. Celles-ci réapparaissent en 1842 à Québec et en 1843 à Montréal, cette fois sous l’égide d’une Église catholique maintenant établie comme force sociale dominante. Si un banquet nationaliste était prévu à Montréal en 1843 par la nouvellement fondée Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), il est annulé afin de soutenir financièrement les sinistrés de Boucherville, victimes d’un incendie. Ne reste alors que la messe et la procession religieuse, inspirée de la fête-Dieu et qui évoluera plus tard vers la forme du défilé, plus proche des parades qui ont alors essor dans le monde anglo-saxon7. De figure politique forte et revendicatrice, saint Jean-Baptiste devient d’un coup le symbole d’une vocation agraire et missionnaire, selon le catéchisme clérico-nationaliste qui marquera les représentations collectives de la société québécoise pour près d’un siècle8.

C’est à cette époque que se mettent en place les canons traditionnels de la fête, dont la figure du petit saint Jean-Baptiste frisé avec son mouton, ainsi que les chars allégoriques. Bien que les festivités donnent voix à un certain discours nationaliste (plutôt conservateur), leur caractère stéréotypé entraîne quelques critiques dès le début du XXe siècle, notamment sous la plume d’Ollivar Asselin qui perd même son poste de président de la SSJB pour cette «hérésie»9.

Il faut cependant attendre jusqu’aux années 1960 pour que l’ébullition du contexte politique affecte profondément la symbolique de la fête. C’est d’abord le petit frisé et son mouton qui cèdent la place, en 1964, à une figure plus mature et massive de saint Jean-Baptiste, maintenant représenté sous la forme d’une énorme statue.

Cette décennie, symbolisée par la canonique Révolution tranquille, est également le théâtre d’une violence politique qui mena aux événements d’octobre 1970 et qui se répercuta aussi sur les célébrations des Saint-Jean de 1968 et 1969.

Dans un premier temps, la fête de 1968 est marquée par les émeutes entourant la présence de Pierre Elliott Trudeau sur l’estrade d’honneur. Trudeau profite alors de l’image de frondeur des nationalistes québécois qu’il peut projeter pour se faire élire premier ministre le lendemain. Ces élections ne sont d’ailleurs diffusées qu’au réseau anglais de Radio-Canada, la section francophone étant en grève pour contester la suspension du journaliste Jean-Claude Devirieux, qui avait dénoncé en ondes la brutalité policière.

L’année suivante est marquée par la mise à mort symbolique de la figure de saint Jean-Baptiste, alors que des militants du Front de libération populaire jettent la statue par terre, cette dernière se décapitant en tombant. Cet acte allait d’ailleurs mettre un terme aux défilés de grande envergure, qui ne reviendraient timidement que dans les années 1980 et véritablement à partir de 1990. D’autre part, la description du défilé assurée par les cinéastes Pierre Perrault et Bernard Gosselin est interrompue par la direction de la SRC, celle-ci étant dépassée par les commentaires savoureusement critiques des deux hommes.

Ces deux exemples montrent bien comment la fête peut être propice à une appropriation subversive de l’espace public. Alors que la Saint-Jean instaure un «espace» (légitime) de la fête, la proximité de celui-ci permet l’intrusion d’une foule qui conteste parfois ouvertement le discours officiel, quand ce n’est pas la légitimité des acteurs eux-mêmes. De même, la représentation médiatique de la fête, qui se borne souvent aux manifestations admises et acceptables, peut également être détournée pour peu que des intervenants au départ perçus comme légitimes se donnent pour mission de transgresser les codes de non-ingérence (critique) instaurés par le discours médiatique (consensuel).

Les années 1970 voient une popularisation de la fête avec l’émergence des festivités de quartier, puis des grands spectacles. On voit apparaître un esprit moins politisé et davantage festif, marqué notamment par la consommation d’alcool, mais aussi par un côté familial et communautaire plus prononcé. En 1977, le gouvernement de René Lévesque fait de la Saint-Jean-Baptiste la fête nationale des Québécois, élargissant symboliquement celle-ci à l’ensemble des habitants alors qu’elle était traditionnellement associée à la seule majorité francophone.

Les années qui suivent sont marquées par une certaine décentralisation de l’organisation de la fête (qui échappe alors au monopole de la SSJB), de même que par une certaine désorganisation à la suite de l’échec référendaire de 1980. Ce climat morose n’empêche cependant pas quelques éclats subversifs, par exemple la manifestation en faveur de la libération du felquiste Paul Rose qui a lieu devant le Bal en Blanc, une des festivités de la Saint-Jean qui regroupe plusieurs des notables les plus importants de la société québécoise, en 198210.

La Saint-Jean de 1990 marque véritablement le retour du défilé à grand déploiement, plus que jamais médiatique. Cette année-là, le traditionnel mouton fait son retour, mais cette fois il est seul, énorme et noir. Il ouvre le défilé et est censé symboliser la diversité culturelle du Québec contemporain, alors qu’il est tiré par 24 jeunes issus des communautés culturelles et suivi de danseurs autochtones. L’Accord du lac Meech ayant été torpillé la veille, c’est dans un intéressant revirement symbolique que le mouton prend alors pour plusieurs la figure emblématique du Québec au sein de la Confédération11.

Les années qui suivent marquent une certaine réappropriation nationaliste de la fête, qui culmine en 1995, année du référendum. Les années qui suivent marquent quant à elles une dépolitisation qui se change presque en désintérêt quand le gouvernement libéral décide de couper les vivres au défilé en 2003. Celui-ci est de retour deux ans plus tard, la même année où est aussi organisé un spectacle parallèle à ceux de Québec et de Montréal. Le groupe Loco Locass, instigateur de l’événement, désire offrir un propos plus politique que ce que proposent les manifestations grand public.

D’un autre côté, cette dépolitisation permit peut-être une plus grande ouverture de la fête aux différentes composantes de la société québécoise, comme en font foi certaines célébrations des plus exotiques12. Entre ouverture et désubstantialisation, la Saint-Jean semble incertaine d’elle-même, un peu comme la nation québécoise…

Saint-Jean 2008

Cette année, ce sont les festivités du 400e de Québec qui teintent la Saint-Jean, qui sera l’occasion de cérémonies officielles d’une envergure exceptionnelle13. Si l’on considère cependant le vide mémoriel et symbolique proposé à ce jour par ces festivités, il ne faut pas trop s’attendre à y voir se déployer une réflexion intéressante sur le Québec, son passé et son devenir.

La Saint-Jean étant néanmoins l’occasion d’une mobilisation de l’espace public, tant physique que discursif (notamment à travers la presse et maintenant le Web), autour du Québec et de l’identité nationale, on peut espérer qu’elle suscite une prise de conscience et une réappropriation de la mémoire du 400e, voire une réflexion sur son adéquation avec la société québécoise d’aujourd’hui. Un tel travail ne saurait d’ailleurs faire l’économie d’un regard historique critique et non partisan. Ainsi, malgré les relectures politiciennes, le passé apparaît souvent complexe et conflictuel et répond rarement aux besoins des constructions ou projets politiques contemporains.

L’histoire de la Saint-Jean montre bien comment un événement collectif peut s’avérer un terrain de luttes politiques, à la fois symbolique et parfois bien réel aussi. La Saint-Jean est non seulement le lieu d’émission d’un discours officiel sur la nation, mais aussi de critiques intervenant dans différentes sphères de l’espace public. Plus encore, la Saint-Jean comporte une part d’effervescence populaire, parfois subversive, mais surtout irréductible aux discours des acteurs politiques et des pouvoirs officiels. Nous ne pouvons qu’appeler cette effervescence à être aussi réflexive et critique que festive.

Notes (cliquez sur le numéro de la note pour revenir au texte)

1. Daniel CHARTIER et Catherine VAUDRAY, dir., La fête nationale du Québec. Un peuple, une fierté, Montréal, Lanctôt, 2007, p. 12.
2. Rappelons que le patron de la colonie, tel qu’il a été décrété par les Récollets aux débuts de la colonie, était alors saint Joseph. Saint Jean-Baptiste sera officiellement reconnu comme patron des Canadiens français en 1908 par le pape, année qui marque d’ailleurs le 300e anniversaire de la fondation de Québec.
3. Le terme de Canadien, autrefois Canayen, nommait alors la population d’origine française du Bas-Canada. Notons que la Nouvelle-France était constituée de trois colonies: le Canada, l’Acadie et la Louisianne.
4. Dont on proclame lors du premier banquet qu’il est «seule source d’autorité légitime».
5. Cf. Jean-Pierre SIRONNEAU, Sécularisation et religions politiques, La Haie, Mouton, 1982, et Fernand DUMONT, Les idéologies, Paris, Presses Universitaires de France, 1974.
6. Cf. Donald BOISVERT, Religion and Nationalism in Quebec: The Saint-Jean-Baptiste Celebrations in Sociological Perspective, thèse de doctorat, Université d’Ottawa, 1992, p. 113-119.
7. Cf. Robert RUMILLY, Histoire de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Des Patriotes au Fleurdelisée 1834/1948, Montréal, Éditions de l’Aurore, 1975, p. 52. Sur la question des parades, voir Susan DAVIS, Parades and Power: Street Theatre in Nineteenth-Century Philadelphia, Philadelphie, Temple University Press, 1986.
8. Cf. Fernand DUMONT, Genèse de la société québécoise, Montréal, Boréal, 1993.
9. Cf, Donald BOISVERT, op. cit., p. 127-129.
10. Jean LAROSE, La petite noirceur, Montréal, Boréal Express, 1987.
11. Cf. Eva-Marie KRÒLLER, «Le Mouton de Troie: Changes in Quebec Cultural Symbolism», American Review of Canadian Studies, vol. 27 (4), 1997, p. 523-544.
12. Cf. Ignace OLAZABAL et Louis-Robert FRIGAULT, «La fête de la Saint-Jean-Baptiste dans le quartier du Mile-End de Montréal. Nouvelle signification pour un lieu de mémoire?», Revue Européenne des Migrations Internationales, vol. 16 (2), 2000, p. 143-152.
13. Il faut sans doute remonter aux festivités de 1984, qui marquèrent le 450e anniversaire de la première traversée de Jacques Cartier, pour retrouver un contexte semblable. Cf. Kathia MALAUSSENA, Essai d’archéologie comparée des commémorations nationales anglaises, françaises et québécoises (1980-2000), thèse de doctorat, Université Laval et Université de Paris XIII, 2000, p. 545-552.

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Commentaires

6 Responses to “Regards sur la Saint-Jean-Baptiste”

  1. Necker Barbier
    mai 17th, 2010 @ 15:06

    Je vous salue entre l’equerre et le compas.J’aurais aime’ que vous me recommandiez des livres me permettant de faire des discours a l’occasion de n’importe quel evenement maconnique tel que St Jean et aussi d’autres livres pouvant contribuer a ma formation.Je suis affilie a la Respectable Loge les Freres #13 Orient de Brooklyn ny.Je suis dans les chapitres.Je vous remercie au nom de JE HO VAH

  2. Marc Ouimet
    mai 18th, 2010 @ 10:55

    Bonjour.

    Je dois dire que votre message m’apparaît quelque peu étrange. La seule référence à la franc-maçonnerie que cet article comporte concerne l’allégeance de certains patriotes, mais je ne sais rien d’autre à ce sujet. Je n’ai donc pas de livres à vous référer, désolé.

  3. Louise Charbonneau
    juin 24th, 2010 @ 02:06

    To Necker Barbier,

    I just read your note on this site. I can understand that french is a second language to you as english is for me. If you want some information about the St-Jean Baptist history in Quebec i might be able to help you. You can write to http://www.logefraternite.com and with a question an answer will follow as simply as a knock on a door would be answered.

    L. Charbonneau

  4. Louise Charbonneau
    juin 24th, 2010 @ 02:09

    Bonsoir M. Ouimet,

    J’aimerais obtenir de plus amples informations concernant cette partie de votre article:

    « D’autre part, il est également probable que les notables patriotes aient voulu faire un pied-de-nez à la loge maçonnique orangiste dirigée par John Molson fils, et qui tenait également un banquet le jour de la Saint-Jean, le caractère solaire de la fête participant de l’imagerie franc-maçonne.»

    J’effectue présentement une recherche concernant la Franc-maçonnerie au Québec et j’aimerais bien obtenir plus d’informations concernant la loge m¸aconnique orangiste à laquelle vous faites allusion.

    Merci à l’avance de votre collaboration.
    L. Charbonneau
    Historienne

  5. Marc Ouimet
    juin 24th, 2010 @ 10:34

    Bonjour Madame Charbonneau,

    Je vous avouerai que quand je suis repassé sur cette période en écrivant mon mémoire, j’ai eu toutes les misères du monde à retrouver la référence à ce passage dans mes lectures, mais je suis absolument certain de l’avoir lu.

    Je n’ai donc pas d’information sur la loge orangiste, mais voici cependant les références à la franc-maçonnerie que je possède concernant les Patriotes:

    Gérard Turcotte, « Pourquoi saint Jean-Baptiste? », dans L’information nationale, Montréal, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, juin 1987.

    J. Z. Léon Patenaude, « Louis-Joseph Papineau était-il franc-maçon? », Le Devoir, 23 juin 1988.

    Marie Catherine Agen, « The Politics of the Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dans American Review of Canadian Studies, 29 (3), 1999.

  6. Louise Charbonneau
    juin 24th, 2010 @ 14:19

    Voici ce que j’ai trouvé sur John Molson Sr concernant son appartenance à la Franc-Maçonnerie.

    Il était membre de la loge St-Paul no 374 E.R (English Registry soit associé à la Grande Loge d’Angleterre). Il fut Grand Maître provincial de Montréal et de William Henry (Sorel aujourd’hui).

    Son fils a probablement appartenu à cette même loge. C’est surtout au sujet du caractère orangiste de leur implication maçonnique que je me questionnais.

    Merci d’avoir partagé vos références. Je vais y jeter un coup d’oeil dès que possible.
    L.Charbonneau

    référence: DBC.

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