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La nécessité de sortir de l’économisme

Publié le 1 décembre, 2006 | Pas de commentaires
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«On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré»

Albert Einstein

Dernièrement, de nouveaux rapports de recherche soulignaient la précarité de la situation planétaire, particulièrement en regard des risques environnementaux engendrés par l’activité humaine menaçant l’équilibre écologique. Il y a définitivement urgence d’agir en révisant à la baisse la consommation actuelle des ressources naturelles de manière à freiner la détérioration de l’environnement. Ce changement de cap nécessaire entre en contradiction avec la situation économique actuelle dont la santé repose sur la croissance de la production et de la consommation. C’est donc un véritable changement de paradigme qui s’impose en économie alors qu’on ne peut ignorer plus longtemps l’inéquation entre des ressources naturelles limitées et la croissance illimitée de leur consommation. L’heure de la décroissance économique a sonné.

 Repetition w/Variations
Susan NYC, Repetition w/Variations, 2005
Certains droits réservés.

Le 25 octobre dernier, on apprenait ainsi que selon le Fonds mondial de la nature (WWF), il nous «faudrait deux planètes Terre pour nourrir l’humanité(1)» en 2050, si la consommation actuelle de nos ressources biologiques se poursuit. C’est ce qu’on appelle l’empreinte écologique, à savoir la surface de sol nécessaire pour soutenir un mode de vie donné ou, si l’on veut, le nombre de «planètes Terre» requises pour étendre un mode de vie dit durable ou soutenable à l’ensemble de la planète. L’empreinte écologique moyenne mondiale actuelle se situe à 1,2 planète. Nous hypothéquons donc déjà notre capital environnemental. Le mode de vie occidental en utilise entre 3 et 5 selon les estimations. C’est donc dire les risques encourus si tous les peuples de la Terre adoptent un mode de vie à l’occidentale.

Cette consommation abusive des ressources par nos sociétés est à l’origine du réchauffement climatique auquel on assiste. Bien que notre planète ait subi par le passé de nombreuses perturbations climatiques, il est maintenant avéré que le réchauffement actuel et la vitesse avec laquelle il se manifeste sont le fruit de l’action humaine. Ce sont les conclusions auxquelles arrive le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC), mandaté par la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), qui regroupe quelques 3000 experts provenant de pays de l’ensemble du globe et dont le travail consiste à faire la synthèse des connaissances sur l’évolution du climat.

L’importance de prendre des mesures radicales, voilà le mot d’ordre à retenir. D’autant plus que les risques encourus par les dangers environnementaux vont bien au-delà d’une simple facture monétaire qui serait de toute façon assumée en grande partie par les plus démunis et déshérités du globe. C’est la survie même de l’humanité et la préservation de la biodiversité terrestre qui sont en jeu.

Un modèle économique inefficace

La situation troublante de la détérioration de l’environnement relève de notre propre responsabilité: elle est le fruit de nos choix politiques et, surtout, économiques, de notre foi aveugle dans les vertus du capitalisme et du libre-marché représentant pour plusieurs le seul horizon quant à l’allocation optimale des ressources. Mais plus encore, les dérives que nous faisons subir à la planète et à nous-mêmes sont le résultat d’une société qui se nourrit du productivisme et qui repose sur la croissance infinie comme moteur principal. Et qui plus est d’une société qui repose sur la croissance pour la croissance, dépendante de l’idéologie du progrès infini. Néanmoins, c’est toujours plus de croissance et de richesse que proposent les discours des décideurs de la planète pour sortir de la crise appréhendée.

Dans les faits et de façon pratique, cela signifie la croissance du Produit intérieur brut (PIB). On peut définir le PIB comme étant la somme de tous les biens et services produits et consommés dans une année. Bien que ses lacunes soient reconnues par plusieurs économistes et mêmes par ses plus ardents défenseurs, on persiste à considérer cet indice comme le seul valable pour exprimer la richesse d’une société: augmentation du PIB = progrès social. Mais ses lacunes ne sont pas anodines et contribuent de fait à notre aveuglement collectif dans notre recherche de solutions. Par exemple, dans le calcul du PIB sont inclues les dépenses militaires, des dépenses de santé, des dépenses reliées à la dépollution et aux accidents, etc., autant d’éléments qui ne sont pas nécessairement synonymes de progrès. De même, le PIB, puisqu’il repose au niveau de sa comptabilité sur les mécanismes de fixation des prix du libre-marché, ne prend pas en compte les «externalités».

«dans le système économique actuel, les comptables et les économistes calculent la rentabilité d’une activité en ne considérant que les coûts réellement engagés par l’investisseur. Lorsqu’un tel projet comporte des coûts sociaux ou environnementaux et que les politiques gouvernementales ne contraignent pas les entreprises à respecter certaines balises, les comptables et économistes ne tiennent tout simplement pas compte de ces frais(2)».

Le PIB est donc un indice économique plutôt trompeur. Surtout si on considère que dans les sociétés occidentales, le PIB est en augmentation constante depuis 20 ans, alors que le chômage progresse, de même que les coûts sociaux et environnementaux que l’on doit assumer collectivement. Pourtant, il existe d’autres indicateurs économiques comme le Genuine Progress Indicator (GPI) ou le BIP 40, qui déjà sont plus à même de refléter la réalité socio-économique de nos sociétés, une réalité qui soit dit en passant n’est pas systématiquement quantifiable.

La pensée économique sur laquelle repose le développement de la société industrielle continue de séparer le vivant de l’environnement terrestre. Pourtant l’un ne va pas sans l’autre, l’évolution biologique étant en interaction réciproque avec les changements de l’environnement planétaire. On fonctionne toutefois comme si l’économie évoluait en vase-clos. A terme, on se bute cependant à une réalité implacable: la consommation infinie des ressources n’est pas possible dans un contexte où les ressources sont limitées. Bien entendu, pour pallier à cette fatalité on pratique la fuite en avant en espérant que les prochaines innovations technologiques sauront nous sortir du marasme. Mais encore là, la réalité nous rattrape par ce que l’on appelle l’effet rebond, par lequel «la croissance de la consommation est ainsi liée à la réduction de ce qui limite l’utilisation des technologies(3)». On constate ainsi qu’après «une forte croissance de la consommation énergétique, celle-ci diminue momentanément du fait des gains d’efficience autorisés par les progrès technologiques, mais elle rebondit ensuite, les gains étant toujours réinvestis (parfois dans d’autres domaines) pour produire encore plus(4)». Un exemple typique se situe au niveau des transports où malgré les gains constants acquis sur le plan de l’efficacité, ceux-ci sont systématiquement annulés par une augmentation des transports(5).

S’engager dans de nouvelles voies

Face aux contradictions de notre modèle économique, la bio-économie initiée par Nicholas Georgescu-Roegen(6) remet les choses en perspective en intégrant le second principe de la thermodynamique, à savoir que «l’entropie – le niveau de désordre – ne peut que croître au fil des transformations dans un système isolé». Ainsi, comme nous l’explique Albert Jacquard, une croissance continue étant par nature exponentielle, «même une croissance fort modérée, disons de 2% par an, conduit à une véritable explosion à moyen terme: doublement en 35 ans, multiplication par huit en un siècle, par soixante-quatre en deux siècles!(7)». Bien entendu, la croissance économique peut être bénéfique à court terme. Nous n’avons qu’à penser aux Trente Glorieuses. Mais à long terme c’est insoutenable. C’est la fameuse équation du nénuphar(8).

Il nous faut dépasser nos schèmes de pensée actuels puisque nous nous trouvons dans une impasse. Et dépasser entre autres cet oxymore qu’est le développement durable. Concept contradictoire, il a néanmoins le mérite de constituer un constat d’échec du modèle de développement occidental. Néanmoins, il demeure voué à l’impasse puisque développement – entendu au sens de croissance économique – et durabilité sont incompatibles. Utilisé à toutes les sauces, ce terme en vient à être vide de sens, sinon de signifier de faire durer le développement(9). C’est l’économiste Kenneth Boulding qui soulignait avec humour: «Celui qui croît qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, ou un économiste». Il est donc aujourd’hui nécessaire de sortir de l’économisme, de décoloniser nos imaginaires et d’envisager sérieusement de nouvelles perspectives sur le plan économique. Comme le souligne Paul Ariès: «il ne s’agit pas simplement de répartir autrement le gâteau mais d’en changer la recette(10)». Certains proposent ainsi de s’engager sur la voie de la décroissance.

Mouvement qui commence à faire son chemin en France notamment, la décroissance doit être vue comme un changement de paradigme. C’est aussi un moyen et non une fin, puisque prôner la décroissance infinie serait tout aussi absurde que de prôner la croissance infinie. Il s’agit avant tout d’imposer des limites, individuelles et collectives, à la démesure. Concrètement, cela signifie «une diminution régulière de la consommation actuelle matérielle et énergétique, dans les pays et pour les populations qui consomment plus que leur empreinte écologique admissible, en évacuant en priorité le superflu matériel, au profit d’une croissance des relations humaines(11)». Ça ne se veut toutefois pas une croissance négative, mais bien une «a-croissance», une sortie de la religion du progrès et de la croissance. Comme l’écrit Albert Jacquard:

«La croissance de la consommation est en réalité l’équivalent d’une drogue […]. Cette croissance, lorsqu’elle a lieu au sein des nations les plus développés, rend plus improbable une diminution des inégalités entre les peuples; l’écart ne peut que s’aggraver. […] C’est donc, dès maintenant, non pas seulement une “croissance zéro” comme l’avait proposé le Club de Rome, mais une décroissance de la consommation des plus riches qui est nécessaire(12)»

Comme le souligne aussi Paul Ariès, «l’objectif est de sortir de l’économisme donc de rendre l’économie seconde(13)». La décroissance se veut donc en nette rupture avec nos conceptions économiques actuelles.

À ceux et celles qui percevraient la décroissance comme un retour en arrière, il faut cependant bien comprendre que celle-ci ne remet pas en question certains des acquis technologiques de la société industrielle, mais préconise plutôt une intégration soutenable de ceux-ci et une redéfinition des motivations qui sous-tendent ces innovations. Et il existe des exemples où des acquis scientifiques et technologiques furent mis de l’avant pour le bien collectif et ont contribué au progrès humain, sans avoir recours à la croissance économique. Le cas du système de santé à Cuba en est un, ce pays ayant développé au fraction du coût de celui des Occidentaux et sans reposer sur l’augmentation du PIB un système qui obtient les mêmes résultats au niveau de l’espérance de vie et de la mortalité infantile. Comme quoi la croissance économique et l’augmentation du PIB ne sont pas des conditions sine qua non au progrès humain. La décroissance mise en fait sur une redécouverte de la sobriété et un retour à l’essentiel.

Comment faire pour appliquer un si beau programme demanderont certains? Bien entendu, il n’y a aucune formule magique, aucun plan pré-établi et la décroissance ne mise pas sur le matin du grand soir. Elle doit s’amorcer en premier lieu au niveau des esprits. Un sevrage de notre imaginaire est essentiel à ce chapitre. Il faut le sortir du carcan de la société de consommation, dans laquelle les biens et services ne sont pas consommés pour leur fonction réelle, mais bien pour leur représentation symbolique. De manière plus pratique ensuite, la décroissance devra s’opérer à la fois sur les plans individuels et collectifs. Et à ce niveau, plusieurs actions peuvent être entreprises dès maintenant.

Au niveau individuel, cela peut s’exprimer par la pratique d’une certaine forme de simplicité volontaire, d’une limitation de notre consommation. Tant au niveau de la quantité que de la qualité. Il s’agit de réduire à la source notre consommation et de réduire au maximum notre production de déchets. Il importe également de réduire notre consommation énergétique individuelle.

Au niveau collectif, des changements structurels fondamentaux sont à mettre en œuvre. Entre autres choses, un des concepts-clés de la décroissance est la relocalisation de l’économie. Le but n’est toutefois pas de vivre en autarcie, mais plutôt de préconiser l’achat et la production au niveau local dans tous les cas où cela est possible. Un des effets recherchés est de réduire les transports, la production de biens et les échanges commerciaux frisant parfois l’absurde. Un des exemples souvent cités pour illustrer cette démesure est celui du yaourt aux fraises, dont l’Institut allemand de Wuppertal démontrait en 1993 que les ingrédients qu’il contient cumulaient 3500 kilomètres de parcours avant d’être réunis! Il importe également de redéfinir la richesse, notamment en développant de nouveaux indicateurs à cet effet, et de faire des choix économiques constructifs. Surtout quand on pense que 800 milliards de dollars sont investis dans l’armement et entre 400 et 500 milliards dans la publicité chaque année et qu’on nous répète qu’il n’y a pas d’argent. La décroissance invite également à réapprendre la notion de gratuité et à revoir notre conception du travail, surtout quand on considère que depuis 200 ans les gains en productivité ne se sont pas traduits par une réduction de la pénibilité du travail(14).

Pour les partisans de la décroissance, ces changements devront s’opérer à travers un processus démocratique, dans lequel les expériences de démocratie directe et participative doivent être renforcées. Il importe également de renouer avec l’autonomie au sens où l’entendait Cornelius Castoriadis, à savoir qu’une société autonome est une «société capable de remettre en cause, explicitement et lucidement, ses propres institutions(15)».

Mais en attendant la mise en œuvre de ces changements fondamentaux, des mesures concrètes peuvent être prises dans le cadre du système actuel, au niveau individuel et collectif. Le journaliste et auteur Sébastien Darsy en donne quelques exemples, comme «taxer les marchandises qui sont importées de très loin alors que l’on pourrait les produire sur place, imposer des normes différentes aux petits et aux gros car soumettre tout le monde aux mêmes règles, c’est favoriser les puissants, défiscaliser certains débouchés économiques de proximité, accorder la priorité aux modes de transport collectifs, développer à l’école des savoirs porteurs de citoyenneté planétaire, supprimer la détaxation du fuel pour les avions, développer de grands travaux en matière de protection des hommes et développer des énergies renouvelables…(16)».

Un vaste programme, en outre, que celui de la décroissance. Un programme qui nécessite de dépasser les résistances au changement et de susciter des réflexions profondes au sein de nos sociétés. Il y a bel et bien péril en la demeure et urgence d’agir. Mais pour ce faire, il faudra renouer avec une certaine sobriété et reconnaître que les sociétés occidentales ne constituent pas la normalité et que la société industrielle est un phénomène très récent au niveau de l’histoire de l’humanité, qui doit en grande partie son essor au pillage des ressources et des populations du Sud. Nous ne constituons pas nécessairement la direction que doit prendre l’ensemble des sociétés du globe et il serait dangereux de croire que nous sommes éternels et à l’abri d’un effondrement, bien au contraire(17). Avant qu’il ne soit trop tard, il est donc impératif de prendre des mesures radicales pour s’engager dans des voies économiques plus soutenables, comme le proposent les partisans de la décroissance(18). Il faudrait en effet éviter de faire comme ce Pascuan qui abattit le dernier arbre sur l’île de Pâques… en sachant pertinemment que c’était le dernier.

Notes

(1) Le Devoir, 25 octobre 2006
(2) Martin Petit et Martin Poirier. Mondialisation et environnement (brochure). Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), Montréal, 2001, p. 15.
(3) François Schneider. «Point d’efficacité sans sobriété», dans Michel Bernard, Vincent Cheynet et Bruno Clémentin (dir). Objectif Décroissance : Vers une société viable, Écosociété, 2003, p.48.
(4) Nicolas Ridoux. La décroissance pour tous. Parangon, 2006, p. 112.
(5) À cet égard Ivan Illich faisait remarquer ce paradoxe de la voiture, emblème de la société industrielle, en tant qu’avancée sur le plan de l’efficacité. Nous invitant à se questionner sur le coût social réel de la voiture, à savoir si l’on tient compte du temps passé à travailler pour payer celle-ci au niveau individuel (achat, carburant, entretien, assurance, etc.) et collectif (routes, autoroutes, infrastructures, etc.), Illich en arrive à la conclusion que la vitesse sociale réelle de la voiture est plutôt lente, de l’ordre de 6 km/h!
(6) Voir Nicholas Georgescu-Roegen. La Décroissance. Entropie, écologie, économie. Sang de la Terre, 2004 [1995], et René Passet. «Bioéconomie», dans Jean-Louis Laville et Antonio David Cattani (dir). Dictionnaire de l’autre économie. Gallimard, Folio actuel, 2006.
(7) Ridoux, op. cit., p. 121.
(8) Albert Jacquard. L’équation du nénuphar. Calmann-Lévy, 1998. Nicolas Ridoux résume bien cette formule qui illustre à merveille le phénomène de la croissance dans un milieu fermé : «imaginons un nénuphar, planté dans un très grand lac, dont l’espèce a la propriété de produire chaque jour un autre nénuphar. Au bout de trente jours, la totalité du lac est couverte et l’espèce meurt étouffée. La question que l’on peut se poser est alors de savoir au bout de combien de temps l’espèce ne couvrait-elle que la moitié du lac? Non pas 15 jours, comme on pourrait le penser un peu rapidement, mais bien… 29 jours, le doublement étant obtenu chaque jour. Ainsi, même si la fin paraissait fort lointaine au bout du 24e jour (seuls 3% du lac étaient colonisés), l’extinction de l’espèce était à moins d’une semaine!!!». Ridoux, op. cit., p. 121.
(9) Voir Serge Latouche. Survivre au développement. Mille et une nuit, Paris, 2004.
(10) Paul Ariès. Décroissance ou barbarie. Éditions Golias, 2005, p.8.
(11) Ridoux, op. cit., p. 91-92.
(12) Albert Jacquard. Mon utopie. Stock, 2006, p. 149.
(13) Ariès, op. cit., p. 77.
(14) A ce sujet, voir une réflexion intéressante du Groupe Krisis. Manifeste contre le travail. 10/18, 2002.
(15) Ariès, op. cit., p. 143.
(16) Sébastien Darsy. Le temps de l’antipub : l’emprise de la publicité et ceux qui la combattent. Actes Sud, 2005, p. 202.
(17) Voir à ce sujet, pour des mises en garde sérieuses sur le destin des sociétés, les ouvrages de Ronald Wright. Brève histoire du progrès. HMH, 2006, et Jared Diamond. Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie. Gallimard, 2006. Pour une mise en garde encore plus radicale, voir Martin Rees. Notre dernier siècle?. JC Lattès, 2004.
(18) Voir le site l’Institut d’études économiques et sociales pour la décroissance soutenable, au http://www.decroissance.org/. Comme l’a souligné en outre l’auteur et activiste Robert Newman, soit nous choisissons de vivre sous le capitalisme ou soit dans une planète habitable, mais nous ne pouvons avoir les deux. Robert Newman. «It’s capitalism or a habitable planet – you can’t have both», The Guardian, 2 février 2006.

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